Au fur et à mesure.

Lassée de tout. Flemmarde à un point inimaginable. Envie de rien sauf de dormir. Un seul mot à la bouche: dodo, dodo et encore dodo. Mon lit va devenir mon meilleur compagnon. Il va devenir l'être que je vais le plus chérir. ___________Juste pour dire que je suis fatiguée et que j'aime mon lit. ______________ #Musique.
Au fur et à mesure.

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 12:58

Modifié le lundi 02 février 2009 06:07

Essayer de ne pas pleurer ...
Du Bist Alles Was Ich Bin.

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 17:12

Petite Visite De Sentiments.

Petite Visite De Sentiments.
TS: Petite Visite de Sentiments.


Partie 1:

Ça y est, il venait d'arriver. Les amis des parents de Tom venaient d'arriver chez lui en ce milieu d'après-midi. Cela devait faire bien cinq années qu'ils ne s'étaient pas revus, habitant à deux points cardinaux différents du pays. Mais pour fêter la nouvelle année 2009, il était convenu que toute la bande d'amis qu'ils étaient se retrouve, ainsi leurs enfants respectifs pourraient se rencontrer et pourquoi pas devenir amis tout comme eux le sont.


La petite famille qui débarquait se composait des deux parents, Nathalie et Chris, et deux enfants, Julia l'aînée de dix-neuf ans et Bill âgé de seize ans. Les parents de Tom, Anne et Gregor, s'étaient fait une réelle joie d'accueillir leurs amis et leurs enfants. C'était, donc, plein d'enthousiasme qu'ils se dirigèrent vers la porte d'entrée afin de leur ouvrir leur porte et aussi leur bras pour de grandes embrassades de retrouvailles.


Tom avait été contraint et obligé à rester chez lui pour pouvoir, gentiment, accueillir les amis de ses parents qu'il ne connaissait aucunement. En fait, la première et dernière fois qu'il les avait vu il n'était âgé que de quatre ans, de ce fait, il ne s'en souvenait plus, si ce n'est que de tout petits souvenirs de Bill avec qui il avait joué étant du même âge. Entre temps les parents s'étaient revus mais Tom était resté chez ses grands-parents pendant que ses parents avaient été rendre visite à leurs amis le temps d'un week-end-end à l'occasion de leur vingt-cinq ans de mariage.


Ce fut donc plein d'entrain que tout le monde se dirigea vers la salle à manger pour prendre un café et manger quelques gâteaux. Ils discutèrent de ce qui c'était passé dans leur vie durant ces quelques années. Enfin, ce fut surtout les parents qui parlèrent et il eut quelques petites interventions des enfants pour dire ce qu'ils faisaient et comment se passaient leurs études.


Le soir même, ils s'étaient tous retrouvé chez un autre couple d'amis qui habitait à trois quatre maisons de chez Tom et dont le frère de ce dernier avait pour ami l'un des fils de ces 'voisins-amis'. La soirée commença avec un apéro bien arrosé, elle se continua avec un plat de lasagnes, faites maison, accompagnées par trois bouteilles de vin et se termina par un café, de l'eau de vie de la région, du chocolat, et des discutions à haut volume qui se finirent tard dans la nuit.


Durant cette soirée, les enfants s'étaient mis à parler ensemble, au début pour se moquer un peu de leur parents et de leurs réactions face à l'alcool puis ils parlèrent de chose et d'autre comme lorsque l'on fait connaissance avec une personne dans le but de mieux la connaître et de, pourquoi pas, devenir ami. Le tout, c'était agrémenté de plusieurs parties de jeux vidéo.


Le jour d'après, c'était le grand jour, le jour de la fête, cette fois-ci le réveillon se déroulait chez Tom. Sa mère avait tout commandé chez un traiteur, comme ça elle n'avait pas besoin de s'angoisser avec le repas. Il ne lui restait plus qu'à s'occuper des boissons, de l'entrée et de préparer la table. Une fois que tout fut prêt, Tom avait pu se poser tranquillement sur le canapé et zapper pour trouver un film ou une émission intéressants. Il avait décidé se s'arrêter sur une émission d'une chaîne musicale qui consistait à ce que de jeunes adolescents pourris gâtés puissent fêter leur seizième anniversaire de façon à ce que se soit la fête de l'année.


Tom fut rejoint par Bill qui se posa de l'autre côté du sofa. « T'aime bien ce genre d'émission ? » Bill lui avait posé cette question de façon presque désintéressée. « Pas vraiment, mais bon quand il a rien faut bien s'arrêter sur quelque chose. » et Tom ne put s'empêcher d'ajouter dans un sourire « Et ça fait toujours plaisir de se foutre de la gueule de ces filles complètement superficielles et incultes. » A ce moment, Bill ne s'était pas retenu de rire et avait déclaré qu'il était tout à fait d'accord avec lui.


Lorsque Tom avait regardé Bill sourire, rigoler, son estomac s'était contracté et il s'était dit que Bill était vraiment beau. En fait, depuis que Bill était rentré dans la vie de Tom, ce dernier n'avait cessé de ressentir des sentiments spéciaux qu'il n'avait jamais eu pour un autre garçon. Quand Bill était arrivé et avait serré la main de Tom ce dernier avait senti ses joues chauffées. Il ne pouvait pas arrêter de le regarder, lui, son corps, ses fesses.


Quelques heures plus tard, Bill, Tom et tous les autres étaient prêt et n'attendaient plus que le reste des invités. Dix minutes étaient passées et tout le monde était arrivé, sauf, bien évidemment, les éternels retardataires qui, pourtant, étaient ceux qui habitaient le plus près. L'apéritif avait été bien consommé par les moins jeunes comme par les jeunes, après tout c'était nouvel an. Ce fut donc gaiement qu'ils s'installèrent tous à table pour une entrée composée de fois gras avec du pain grillée. Toutes les personnes présentent avait appréciait le plat principal qui n'était rien d'autre qu'une viande de veau accompagnée par un gratin dauphinois. Tout c'était bien passé et à présent les douze coups de minuit aller bientôt sonnés annonçant par la même occasion le début de nouvelle année et le début d'un nouveau chapitre dans le livre de notre vie.


Cinq, quatre, trois, deux, un. C'était bon, 2009 était lancée. Dans la maison de Tom, comme dans beaucoup d'autre, les cris de « Bonne année » s'entendaient de partout, les embrassades se donnaient dans tous les sens. Les batailles de boules démarraient, les confettis volaient, les sourires se lisaient sur les lèvres, les rires se déclenchaient, la joie se ressentait. Tout le monde s'était mis à danser sur les rythmes des chansons des années 80, même si la façon de bouger de certaine personne ne ressemblait pas vraiment à de la danse. Mais en même temps, ils étaient, tous là, pour s'amuser et passer un bon moment afin de commencer l'année de la meilleure des façon : en rigolant, en s'amusant, en étant avec des personnes qu'ils appréciaient, en souriant tout simplement.


Une fois, la folie du moment redescendue, même si elle n'avait pas totalement disparue comme le prouve le fait de retrouver tous les invités, même les enfants s'étaient pris au jeu, et mis à part les parents de Tom qui se trouvaient en cuisine, sur les tables se tenant bras dessus bras dessous à chanter 'On Va S'aimer' de Gilbert Montagnié. Lorsque les parents de Tom étaient revenus avec le saladier contenant la salade et le plateau de fromage, ils n'avaient pu se retenir de rigoler et Anne avait été chercher le caméscope pour immortaliser ce moment. Quelques instants plus tard, ce fut au tour de Tom de faire fonctionner l'appareil , pour filmer les parents entrain de pratiquer une extraordinaire chorégraphie de 'Alexandrie, Alexandra' de Claude François, plusieurs adolescents, dont Bill, les avaient rejoints et les autres ne pouvaient se retenir de rigoler face à ce spectacle.


En somme, tout le monde passait un réveillon merveilleux et plaisant. Les plus jeunes commençaient même à ne pas regrettaient de ne pas avoir pu le passer avec leurs amis. La salade et le fromage avaient été mangés après tout ce remue-ménage puis avait fait place à la glace. Entre cette dernière et le gâteau, ils étaient retournés danser un petit peu. Le café, le gâteau avaient été servis et maintenant le champagne coulait à flot. Presque toutes les personnes en âge de boire étaient dans un stade d'euphorie dû à l'alcool et dans ces moments-là, généralement, pour s'exprimer nous utilisons un débit sonore assez élevé et eux non plus n'y avaient pas échapper, malgré que les plus petits dormaient. La soirée avait terminé sur le coup des cinq heures du matin et avec des sourires sur les visages.


La journée était passée très vite vu que la plus part s'était réveillée en milieu d'après-midi. Quand ce fut le moment de se coucher, Tom s'étant réveillé le dernier au alentour de dix-sept heure, ne réussit pas à s'endormir, il s'était, donc, décidé à descendre au salon et regarder les programmes que l'on pouvait lui proposer. Quelques minutes après s'être installé, il avait été rejoint par Bill, qui lui non plus n'arrivait pas à dormir et qui lorsqu'il avait entendu quelqu'un descendre s'était levé.


Bill et Tom avaient passé leur nuit à parler de tout et de n'importe quoi. Ils se racontaient des anecdotes de quand ils étaient plus jeunes. Ils s'étaient rappelés de lorsqu'ils avaient joué tous les deux à l'âge de quatre ans lors de la dernière venue de Bill et qui avait été la seule. Ils avaient parlé de leurs petites amourettes et Bill avait avoué qu'après les deux seules expériences qu'il avait eues avec des filles il s'était rendu compte qu'elles ne l'attiraient pas et qu'il était donc homosexuel. Tom, lui, lui avoua qu'en ce moment il se posait des questions sur sa sexualité, surtout depuis l'arrivé d'un certain garçon dans sa vie et il s'était bien tenu de taire son prénom.


Puis, ils étaient redevenus un petit peu moins sérieux et lorsque Tom avait raconté comment il était tombé sur la fille la plus populaire du collège et surtout la fille qu'il convoitait tant, Bill n'avait pu se retenir de franchement rigoler de lui. Tom comme pour se venger s'était presque jeté sur Bill pour lui infliger des chatouilles sur les flans. Au fur et à mesure, ils s'étaient retrouvés allongés Tom sur Bill qui gigotait dans tous les sens pour se débattre. Au moment où Tom plongea ses yeux dans ceux rieurs de Bill, il arrêta sa vengeance, il était comme hypnotisé par les iris noisette de la personne en dessous de lui. Et comme pris par une pulsion, il s'approcha de plus en plus de cette bouche qu'il l'a tant tenté depuis qu'elles lui avaient soufflées un doux « Salut ». Plus Bill voyait Tom avancé, plus il était impatient de ce qu'il allait se passer.


Et au bout de quelques secondes, il ne fut pas du tout déçu du voyage auquel les lèvres de Tom lui faisaient assisté. Leurs bouches avaient tellement l'air de se compléter de la meilleure des façon possible qu'elle avait du mal à se lâcher. Elles s'étaient relâchées seulement quelques secondes, qu'elles s'étaient déjà retrouvées pour un baiser encore plus fort, plus puissant, meilleur. Et il fut encore plus apprécié lorsque Bill passa sa langue sur les lèvres de Tom avant de mordiller sa lèvre inférieure. Sans plus attendre, Tom ouvrir la bouche pour pouvoir accueillir cette langue taquine qui portait un bijou. Les sensations ressentis avaient été multipliées par deux, par cinq, par dix et encore par bien plus.


Tous deux ressentaient cette montée d'adrénaline dans leurs veines et leur rythme cardiaque augmenté tout au long du baiser. Chacun pouvait sentir ce quelque chose de dur qui ne faisait que montrer qu'ils aimaient ce qui était entrain de passer. Bill avait passé ses mains sous le long tee-shirt que portait Tom en guise de pyjama et ce dernier avait porté ses mains le long du torse nu du brun. Plus Bill montait ses mains dans le dos du dreadé plus le vêtement montait aussi et très vite il s'était retrouvé par terre et Bill n'avait pu s'empêcher de regarder ce torse finement musclé qui avait la peau douce.


Tout doucement, Tom gagnait en assurance, c'est dans un élan qu'il passa ses mains dans le pantalon en lin de Bill pour le faire descendre le long de ses jambes. Bill n'avait pas trouvé ça équitable que lui soit déjà en boxer tant dis que Tom lui portait encore ce large short de basket et il fut bientôt qu'un lointain souvenir qui se retrouvait sous la table du salon. Lentement, ils se frottèrent l'un à l'autre et Bill enroula ses jambes dans le dos de Tom qui se retrouva emprisonné par de fines cuisses.


Peu de temps après, les deux boxers étaient sur le sol et ce fut à même la peau qu'ils se frottaient de plus en plus vite. Bill qui avait plus d'expérience dans ce domaine dirigea l'une de ses mains vers leurs deux sexes pour pouvoir leurs provoquait un plaisir plus franc. Ils avaient beaucoup de mal à retenir leurs gémissements mais essayaient de le faire du mieux qui le pouvait pour ne pas avertir toute la maison sur ce qui était entrain de se passer. Plusieurs minutes passèrent et ce fut le corps souillé par le fruit du plaisir de l'autre qu'ils avaient continué de s'embrasser malgré leurs respirations saccadées.


Le matin s'était levé et doucement tout le monde se réveillait. Bill et Tom s'était lavé puis avait été prendre un petit déjeuné en compagnie de leurs parents. Peu après, Bill et ses parents étaient partis rendre visite à l'une des s½urs du père qui habitait la ville à côté. En fait, c'était la dernière matinée de Bill chez Tom car en début d'après-midi il repartait chez lui car sa mère reprenait le travail le lendemain après-midi. Ce fut donc après un bon plat de pâte à la sauce tomate que les pères de deux adolescents commencèrent à charger la voiture. Et une demi-heure après, ils se dirent tout au revoir, se firent quelques petites accolades et se promirent de bientôt se revoir.


Bill et Tom s'étaient seulement serrés la main. Sans même en parler, ils avaient convenu que c'était mieux ainsi, habitant loin l'un de l'autre et sachant qu'une relation longue distance n'était pas pour eux. Mais s'étant échangé leurs adresses électroniques et leurs numéros de téléphone portable, il avait gardé contact se parlant plusieurs fois par semaine et passant même, des fois, des soirées entières à parler.


Même si une relation amoureuse n'avait pas pu se faire entre eux, ils étaient devenus de très bons amis. Ils se faisaient confiance et s'appréciaient énormément. Tous les deux avaient aimé ressentir ces sentiments lors de ce moment intime entre eux. Et même s'ils ne se l'avouaient pas, des sentiments bien plus fort que de l'amitié traînés pas bien loin. Enfin, cela allait peut être très bientôt changer puisque Bill déménageait dans quelques jours dans la maison juste à côte de celle de Tom.
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Partie 2:


« Ce sont les cellules des îlots de Langerhans qui sécrètent les hormones régulant la glycémie et qui assurent donc la fonction endocrine du pancréas. » Et ça y est ! Les élèves furent enfin libérés et Tom ne s'était jamais autant réjouit de quitter un cours de sciences de la vie et de la Terre, qui était l'un de ses cours favori. Mais aujourd'hui c'était le week-end. Tom l'attendait depuis le début de la semaine, depuis la première heure de cours qu'il avait eu, depuis le premier pas qu'il avait fait dans l'enceinte du lycée. Cela faisait longtemps qu'une semaine ne lui avait pas paru aussi longue, il avait bien cru ne jamais en voir la fin.

Il se dépêcha de sortir sa salle de cours pour aller rejoindre Bill. Ce dernier était, maintenant, le nouveau voisin de Tom depuis trois mois, nous étions en mai. Il n'étaient pas la même classe mais terminaient à la même heure le vendredi. Ils avaient donc pris l'habitude de se rejoindre sous le préau de la cour pour se permettre une petite balade, qui se finissait en repos dans l'herbe du parc à côté du lycée pendant une heure. C'était la durée nécessaire à l'attente du bus, vu qu'ils rataient toujours celui de seize heures. Ainsi, Bill et Tom se retrouvèrent allongé dans cette herbe verte de printemps à regarder le ciel, à manger de petits gâteaux et à boire un soda qu'ils avaient achetés dans l'épicerie tout près, tout en profitant des rayons du soleil qui leur caressé le visage.

Aujourd'hui, le parc était assez calme, seul au loin le bruit des élèves de la petite école, qui profité de cette belle journée pour rallonger la récréation jusqu'à la fin des heures de cours, se faisait entendre. Ou encore le son de la guitare du jeune vagabond qui se trouvait à l'entrée du jardin public. Bill reconnu de suite cette jolie et douce mélodie jouée, il se mit à fredonner les paroles.

« Tu as une jolie voix. » Tom avait brisé ce doux silence qui les enveloppé par un chuchotement rendu rauque par son timbre de voix. « Je me souviens que tu m'ais dis que tu aimais chanter mais tu ne m'as jamais fait entendre l'étendu de ton talent. Ouais, elle est vraiment magnifique. » Encore plus que quand tu parles s'était dit Tom loin dans ses pensées.

« C'est comme toi et la guitare. Tu me l'as dis mais ne m'as jamais un morceau. » Bill lui avait répondu avec ce ton plaisant que Tom appréciait, un peu moqueur et beaucoup de malice. « C'est quand même bête car ces deux talents, comme tu aimes les nommer, sont complémentaire. Et on pourrait, je ne sais pas moi, essayer de faire quelque chose ensemble. Jouer un morceau ou quelque chose dans ce genre-là. Hein, tu en dis quoi ? » Cette fois-ci le ton de Bill était plus sérieux, plus timide également.

En effet, c'était une idée qui trottait dans la tête de Bill depuis un certain moment comme l'heure pourrait le faire lors d'un cours qui passe trop lentement. Il n'avait jamais vraiment eu l'occasion, et peut être aussi le courage, d'en parler à Tom. Parce qu'au fond de lui-même, il entendait déjà Tom lui dire qu'il n'avait aucun charisme, aucun talent et qu'il ne voulait pas jouer avec un quelqu'un qui se dit savoir chanter. Et là, quand Tom lui avait dit qu'il avait une jolie voix tout ce qui ne pensait ne jamais réussir à lui dire n'avait pu être tût. Lorsqu'il avait entendu le petit « Ouais ! » de Tom, Bill avait tourné la tête en sa direction. Ainsi ils s'étaient retrouvés leurs deux visages l'un en face de l'autre et surtout très proche. Si proche que Bill sentit le souffle de Tom sur tout son visage lorsque celui-ci recommença à parler « Ouais, c'est vraiment une excellente idée. Jouer pour une personne qui chante aussi bien ne peut que me plaire et me donner envie. »

Bill n'avait pu s'empêcher de rougir à cause des compliments de Tom mais également de leur proximité. « On pourrait même essayer ce week-end, mes parents ne sont pas là samedi toute la journée et mon frère va chez mes grands-parents. Qu'est que tu en dis ? » Bill avait eu seulement le temps de répondre un « Oui ! » très affirmatif que la sonnerie de dix-sept heures se fit attendre au loin. Ils s'étaient, donc, relevés et dirigés jusque devant le lycée afin d'attendre leur bus et de rentrer chez eux. Durant le trajet en bus, ils avaient prévu de se retrouver au alentour de midi, pour se manger un de ces plats surgelés faciles à faire puis de se mettre au pourquoi de cette après-midi ensemble –même si d'habitude, ils n'ont pas besoin d'une occasion spéciale pour être ensemble.

Comme cela avait été prévu, Bill et Tom s'étaient retrouvés chez ce dernier. Ils avaient, finalement, mangé une pizza, pas surgelée mais commandé. A cet instant, il était tous les deux dans la chambre du dreadé, lui avec sa guitare sur les genoux et Bill avec un texte qu'il avait écrit. Lorsque Bill avait entendu l'une des composition de Tom, il avait sorti ce petit cahier contenant plusieurs textes de sa composition et avait cherche celui qui, pour lui, collait parfaitement à cette douce mélodie. Ils avaient travaillé une bonne partie de l'après-midi sur cette chanson, maintenant devenue la leur grâce à leur collaboration.

En fin d'après-midi, ils avaient joué quelques uns de leurs morceaux favoris. En somme, tous les deux formaient un très bon duo et avaient décidé de refaire des journées musiques plus souvent. Par la suite, ils étaient descendus au salon et s'étaient tranquillement posé, Bill dans le canapé et Tom dans son fauteuil préféré, un verre de soda à la main. Ils regardaient l'une de ces chaîne musicale qui ne passait que ce genre de musique appelé rock. Enfin, Bill regardait et écoutait la chanson qui passait, parce que Tom lui était complètement perdu dans ses pensées. Voir Bill assis sur ce canapé lui rappelait toujours ce qui c'était passé durant les vacances de Noël.

Une fois de plus, Tom se souvenait de ce qu'il avait ressentis lorsqu'ils étaient tous les deux sur le sofa, des sentiments qu'il avait éprouvé. Mais également du vide qu'il avait eu lorsqu'il n'avait plus la voiture de Bill dans son champ de vision. Il s'était senti bizarre, un peu triste, presque comme s'il avait trouvé cette personne qui manquait à sa vie et que l'on l'a lui enlevée. En peu de jour, il s'était attaché à la présence de Bill chez lui et sans vraiment s'en rendre compte il s'était aussi beaucoup attaché à la personne qu'est Bill.

Puis, il s'était mis à repenser à la jolie rougeur qu'avaient prise les joues de Bill le jour de l'aménagement. En effet, lorsque la famille de Bill était venue s'installer, la mère de Tom les avait invité pour le dîner qui avait été précédé par un apéritif autour de la table du salon. Et lorsque le père de Bill avait sorti une phrase du genre « Oh ! J'avais oublié à quel point votre canapé pouvait être confortable, on s'y sent vraiment bien ! » Bill n'avait pu se retenir de regarder Tom puis le canapé et encore Tom pour finalement reposé son regard sur le canapé en baisant la tête et en rougissant. Tom, lui, n'avait pu se retenir d'avoir une pensée du style 'Qu'il est vraiment mignon tout rouge.'

En y repensant, Tom avait ce petit sourire que Bill aimait bien qualifier de niais, ce sourire qu'il avait quand il pensait à quelque chose qui lui plaisait. Et le voyant, là, assis sur son fauteuil avec ce sourire-là il lui sortit cette phrase : « A quoi tu penses, toi, encore ? ». Et en s'apercevant que Tom continuait de sourire et le regardait, il rajouta : « Oh, non ! Ne me dis pas que tu penses au porno que tu t'ai maté hier soir, parce que dans ce cas, tu peux oublier je ne le regarderai pas toi ! ». Quand, finalement, Tom lui répondit de la plus simple des façon « Non, je pensais pas à un porno fictif. Mais, plutôt, à un réel qui s'est passé sur ce canapé, mais bon, tu es autant au courant que moi de ce qui s'est passé dessus, je ne vais pas tout te décrire. » Bill s'était mis à rougir, comme à son habitude lorsque ce sujet intervenait dans leur discussion.

Certes, il n'était pas souvent revenu mais lorsque c'était le cas, Tom en parlait assez librement, facilement, malgré son air un peu timide cette expérience ne le mettait pas mal à l'aise et il ne la regrettait absolument pas. Par contre, Bill, même si lui non plus ne regrettait pas, avait beaucoup plus de mal à en reparler, il ne savait pas trop d'où pouvait provenir se sentiment de gène, mais à chaque fois que le mot canapé entré dans une conversation il ne pouvait que rougir.
« Et je pensais aussi, au jour où tu as emménagé et que ton père a parlé du confort de ce canapé et à comment je t'avais trouvé mignon avec tes joues pleines de rougeur. » Quelques secondes plus tard, Tom se remit à parler pour poser la question que Bill redoutait le plus, celle qu'il espérait que Tom ne lui pose jamais « Dis Bill, ça t'arrive d'y repenser ? » Pas besoin de préciser, Bill savait très bien que Tom ne parlait pas de ses rougeurs face à la vue du canapé. Bien qu'embarrassé Bill répondit, certes d'une petite voix mais il le fit « Ouais, ça m'arrive. Peut être trop souvent. Surtout quand je le vois, ce canapé-là, donc ouais j'y repense assez souvent. Même des fois, lorsque je te vois, j'y pense. » Bill, en plus de parler doucement, avait parlé vite. A la fin de ces paroles, il avait enfoncé son visage dans ses mains pour essayer de se cacher et pour cacher ses joues de nouveau rouges.

Tom se leva pour se placer, à genoux, devant Bill afin de lui retirer ses mains qui cacher, comme aimait le dire Tom, son joli visage. « Tu sais, Bill, tu n'as pas à avoir honte. Moi aussi j'y pense, souvent. Même beaucoup trop souvent. Quand je te vois, quand tu t'assois sur ce canapé, quand moi je m'installe sur ce canapé. Alors, ouais, j'y repense souvent, très souvent. Et même si je ne repense pas à ce que nous avons fait, je pense à toi. Tu occupes, presque, continuellement mes pensées. C'est toujours toi, ton visage, ton corps, tes paroles, tout de toi. » Avec ce que Tom venait de dire, Bill n'eut même besoin de la pression qu'exerçait les mains de Tom sur les siennes pour relever la tête.

Justement, à l'intérieur de sa tête ça tournait à mille à l'heure. Devait-il comprendre ce qu'il voulait comprendre ? Est-ce que Tom venait réellement de dire ce qu'il avait entendu ? Devait-il être surpris ou bien devait-il être flatté ? Tom était-il vraiment sincère ?

Aucuns doutes, Tom était sincère, il l'avait toujours été avec Bill, Tom lui avait vraiment dit qu'il occupait toutes ses pensées. Pour Bill, il n'y avait plus aucuns doutes, Tom lui avait fait ce qu'on appelle couramment une déclaration, pas n'importe laquelle, une d'amour. Ça ne pouvait pas être autre chose, quand une personne occupait toutes nos pensées, que l'on ne pouvait faire autre chose que la regarder, que tous les moments passés, avec elle, étaient forcément les meilleurs, c'est que notre c½ur avait choisi et qu'il fallait lui faire confiance. Et Bill espérait avoir ce genre de déclaration de la part de Tom depuis qu'il était revenu. Il espérait que, comme pour lui, quelque chose était née lors que cette nuit sur le canapé.

« Tom, dis-moi que j'ai bien interprété ce que tu viens de me dire ? » Bill avait demandé cela en regardant Tom les yeux avec une pointe d'espoir dans la voix. Et Tom n'avait pu répondre que plus clairement qu'en l'embrassant. Un petit baiser doux du bout des lèvres, auquel Bill répondit de la même manière, il poussa doucement ses lèvres sur celles qui avaient l'emprise sur les siennes. Ce fut comme un signal pour Tom qui intensifia ce petit baiser en quelque chose de plus fort et de meilleur, en passant sa langue contre la lèvre supérieure de Bill pour lui quémander l'accès à sa bouche. Ainsi, débuta une longue étreinte buccale où chacun essayait de montrer ce qu'ils ne s'étaient pas encore dits. Bill avait un très bon souvenir des baisers de Tom mais celui-ci était encore meilleur que tout ce qu'il pouvait se souvenir.

Ils se séparèrent mais restèrent front contre front et Tom souffla « Ouais, tu as très bien interprété. » puis il déposa un nouveau petit bisous sur les lèvres de celui qu'il pouvait à présent appeler son petit ami.

« On est ensemble, hein Tom ? Dis-moi le ! Dis-moi qu'on est ensemble et que maintenant je pourrai te dire que je t'aime sans avoir peur que tu le prennes mal, que tu partes et que tu me laisses ! » Tom pouvait sentir comme de la détresse chez Bill, il ne pensait pas que Bill pouvait avoir autant peur qu'il le rejette et qu'il avait pu taire ses sentiments comme lui en avait été capable. Alors, pour le rassurer il répondit tendrement « Oui, on est ensemble, Bill. Je t'aime aussi, je ne te laisserai pas, pas maintenant que je t'ai. »

C'est au moment où leurs lèvres se rencontrèrent pour un nouvel échange que les parents de Tom entrèrent dans la maison. Ayant une vue sur le salon dès l'entrée, ils avaient pu retenir tous les deux un « Enfin ! » lorsqu'ils avaient vu les deux adolescents dans une telle posture. A l'entente des voix, les deux garçons se séparèrent pour regarder dans la direction d'où provenait les voix. Tom se mit à bafouiller « Oh, Papa, Maman ! C'est pas vraiment ce que vous ... Hein, mais comment ça 'Enfin' ? » Les parents n'avaient que rigoler face au manque de réaction de leur fils mais aussi de la tête qu'il avait fait –même Bill n'avait pu retenir un petit rire.

« Enfin, comme enfin. On pensait que dès que Bill serait revenu ici, vous vous aurez sauté dessus et c'était tellement évident. » C'était Gregor, le père de Tom, qui avait répondu ceci de façon plus que normale. Et Anne, la mère de tom, avait pu qu'ajouter « Il faut absolument que j'appel Nathalie, elle va être tellement heureuse. » Elle n'avait même pas fini sa phrase qu'elle avait déjà le combiné à l'oreille en attente d'une réponse à l'autre bout par la mère de Bill. Ce dernier, ainsi, que le père et le fils n'avaient pu que se mettre à rigoler face à l'enthousiasme que montrait Anne.

Tom, qui s'était remis assis sur le canapé, encercla Bill au niveau de la taille pour qu'ils soient proche l'un de l'autre et pour pouvoir poser encore une fois embrasser ses lèvres qu'il aimait déjà tant. Gregor les regarda tendrement avant de s'éclipser dans la cuisine retrouver sa femme et d'où on avait pu entendre un « Moi aussi, je suis très heureuse pour eux. »

Les amoureux étaient heureux et leurs familles l'étaient également, ils ne pouvaient rien demander de mieux, rien espérer de mieux et surtout ne rien se reprocher. Sauf peut être de ne pas s'être dit tout cela avant pour commencer à être heureux à deux plus tôt. Mais comme nous le dit si bien ce proverbe, mieux vaut tard que jamais.


Fin.

# Posté le samedi 10 janvier 2009 14:44

Modifié le dimanche 17 mai 2009 15:47

La dégringolade après l'extase.

 La dégringolade après l'extase.
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Tu étais là. Tu me regardais. Tu m'appelais. Lâchement, je me précipitais pour te saisir et commençais ce qui me faisait du bien. Du bien en ce faisant du mal, drôle d'oxymore d'une vérité sans fin. J'osais t'appeler mon dieu. Mon meilleur ami. Mon meilleur ennemi. Ma plus grande souffrance. Ma meilleure fuite. Plusieurs fois tu m'as effleuré et tellement plus aussi, tu m'as blessé. L'envie était là, plus grande et forte à chaque instant. Recommençais pour encore ressentir ce bonheur, ce plaisir de se sentir pendant un moment quelque part d'autre. Là, où les faiblesses, les regards tristes, les baisses de moral trop longue, le manque avaient comme disparu.


# Posté le jeudi 16 avril 2009 16:44